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Situation au

19/11/2019

Des nouvelles des détournés déroutés...

 

Cette page présente les dernières nouvelles; elle est mise à jour en fonction de leurs arrivées...

 

 


Vendredi 12 Mai 2006

Nouvelles de Gazvin

Récit de la journée de repos à Zanjan:

Visites du lavoir de 1925 (Rakhatshor raneh), récent mais bien intéressant par les mannequinnes-lavandières qui donne une idée de ce qui a pu se passer ici tous les jours et de la mosquee Rasul Ullah.

Je croise dans la rue un des trois anglais http://www.chinacycle.co.uk que nous avions déjà vu à Erzurum (ils ont fait un détour par la campagne pour aller visiter un site et ils ont trouvé ça crevant. Ils me laissent un mot pour Simon (qu'ils connaissent car l'autoroute de la soie est un boulevard tres fréquenté) parti déjeuner je ne sais où.

Ils n'ont qu'un visa de 20 jours en Iran et me précéderont donc de quelques jours au Turkménistan. Dommage j'aurais pu les suivre...

Pour mon déjeuner je me suis payé (3,5 Euros) un ragout de viande et de noix avec un tahine d'aubergines (Kasbeh mademjun) au Karavansara Sangi avec mon pot de yaourt liquide et sale maintenant coutumier. Le serveur ouvre de grands yeux quand je lui montre l'itineraire sur la carte après qu'il ait fait le geste du pédalage avec les mains, comme quoi il m'a vu passer en vélo ou a entendu parler de nous. Il s'en va vite dire tout ça aux autres avec force signes du menton dans ma direction.

Le soir je vais enlever mes chaussures au Haji dadashi pour manger, assis en tailleur parmi les fumeurs de pipe à eau, le repas standard: salade de crudités avec boulettes de viandes et riz. En allant aux toilettes je traverse la salle des dames (?) où j'aperçois cette scène de circoncision.

Hier 11 mai 2006 nous avions prévu une centaine de kilomètres vers Abhar. Nous partons très tôt (7 heures 45) pour éviter le maximun de chaluer et en 3 heures nous sommes au pied du mausolé de Soltanieh (48 mètres de haut) et passons une heure à l'explorer en même temps que plusieurs groupes scolaires. Il fait toujours aussi bon et, vers 13 heures, nous sommes à Abhar. Simon propose Takestan à 35 kilomètres et c'est reparti. Arrivés là-bas après avoir été accompagné par un local en mobylette qui nous confirme qu'il a bien un hôtel dans cette cité-dortoir (dixit le guide Lonely planet). Malheureusement nous sommes jeudi soir debut du week-end et il n'y a plus de place.

C'est Simon qui décide de partir pour Gazvin à 32 kilomètres et malgré la fatigue qui commence à se faire sentir et la circulation qui devient pesante, car il n'y a presque plus de place à droite de la ligne continue qui marque le bord droit de la route, nous y sommes vers 18 heures apres 192 kilomètres. Et c'est la tournée des 4 hotels tous pleins a craquer. Devant le dernier, de jeunes clients à qui Simon demande où aller camper nous expliquent qu'en Iran on peut camper dans les jardins publics. Simon refuse catégoriquement alors ils nous offrent carrément de partager leur chambre: ils sont 4 dans une grande chambre et l'hôtelier nous fait payer plein-pot pour coucher sur nos matelas pneumatiqyes (pas tres hospitalier lui!).

Aujourd'hui, encore une journée de repos puisque nous faisons l'équivalent de 2 étapes par jour: changement d'hôtel d'abord. Nous changeons pour l'hôtel Iran qui lui a des douches et où nous avons été très bien accueillis ce matin. J'ai fait un tour de ville - une ville déserte le vendredi a 8 heures du matin avec son bazar pas encore ouvert - pour repérage des photos à faire mais j'en ai déjà fait beaucoup alors je vous en envoie en ce début d'après-midi ce qui me met à l'abri de la grosse chaleur...

Deux fois aujourd'hui j'ai croisé des Iraniens qui me voyant l'appareil à la main m'ont demandé de les photographier: ils posent un peu trop mais ça vous donne une idée des gens qui m'entourent.

Pierre-André

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Un groupe de trois anglais sur la route de Téhéran...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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On retrouve les anglais sur la route de Téhéran...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno


Mercredi 10 Mai 2006

Nouvelles de Zanjan (suite)

Finalement on (Simon et moi) s'est accordé une journée de repos ici, à Zanjan. Ca me donne le temps de consulter les horaires des trains entre Téhéran et Esfahan (Ispahan) et entre Yazd et Téhéran sur le site donné par le guide (vous achetez ce que vous voulez comme guide mais il faudra se lever tôt pour me faire acheter autre chose que ceux de Lonely Planet), d'envoyer quelques photos à Jean-Philippe et de régler quelques problèmes personnels par courrier électronique (je rappelle que je suis aussi accessible par mel: pierre.sonzognok@kwanadoo.fr)

Note de la censure qui administre ce site internet: Attention Pierre-André, car en donnant ton adresse email comme cela en clair sur internet, tu t'exposes à recevoir des couriers indésirables car les gens peu scrupuleux recherchent les adresses email dans toutes les pages web. C'est la raison pour laquelle, pour que ta liberté soit préservée, que je me suis permis de rajouter les deux lettres k à gauche et à droite de l'arobas pour tromper ces personnes indélicates. Ainsi pour découvrir l'adresse mail de Pierre-André, vous utilisez celle qu'il a donnée plus haut mais en supprimant les deux k, ou sinon vous m'écrivez pour connaître l'adresse... Merci de votre attention...

 

Ce matin donc, pendant que Simon récuperait je suis allé visiter le lavoir public de la ville, construit en 1926 mais joliment animé de mannequinnes-lavandières puis suis allé faire quelques photos des mosquées de quartier et du bazar.

J'aime toujours autant chercher à garder quelque chose de tout ce que je vois et à fixer en photos le support de mes (futurs) bons souvenirs.

En retournant vers l'hôtel je croise un anglais arrêté à côté de son velo et finis par reconnaitre l'un des 3 qu'on avait déjà croisés à Erzurum. Ils connaissent d'ailleurs Simon et m'écrivent un petit mot à lui transmettre. Ils n'ont qu'un visa de 20 jours en Iran et ils vont prendre quelques jours d'avance sur moi. Dommage je serais bien parti avec eux (même si je n'aurais pas forcément mieux compris 3 anglais qu'un seul) !

Ensuite je suis allé manger au Karavansara Sangi du riz avec une sorte de tajine d'aubergine au yaourt: très, très fin.

Remerciements divers:

A propos d'Erzurum, j'en profite pour remercier Karine et Julien, rencontrés là-bas, pour leur beau message. Elle parle très bien le turc et, grâce à elle j'avais pu avoir quelques echos de son échange très politique avec un enthousiaste de la maison de thé ou on s'était assis un moment. C'est le problème ici encore plus exacerbé par le changement d'écriture qui, pour l'instant reste totalement incompréhensible. Quand on est devant un hôtel on ne sait pas encore lire que c'en est un si ça n est pas sous-titre en caractères latins (ce qui est rarement le cas: celui d'hier et donc de ce soir aussi est affiché comme restaurant ce qui est déjà un signe mais les autres qui apparaissent dans le guide nous auraient échappés sans l'aide bienveillante des passants qui continuent à se précipiter pour nous souhaiter la bienvenue et nous proposer leur aide.

Je m'aperçois que j'ai oublié de mentionner, à Erzurum toujours, un étudiant qui m'a guidé, à pied, pendant une heure et demi d'un magasin de vélo à un autre pour chercher des patins de freins: je ne sais pas qui ferait cela en France. Et vous ?

Je remercie Marco et Gilberte qui m'encouragent à faire des photos. Mon appareil est tombé de mes mains en voulant relacer mes chaussures et j'ai eu très peur: certaines photos de lignes de constructions de briques bien alignées présentaient une aberration tres étrange au revisionnage sur l'appareil. Heureusement, ça tient apparemment au viseur-afficheur et sur l'ordinateur tout est rentré en ordre. Par contre sont devenues illisibles sur ma carte-memoire les photos que j'avais tournees de 90 degrés avant de les envoyer à Jean-Philippe. Il semble que la réecriture sur la carte se passe mal; les piles étaient usées et ça vient peut-être de là. Je récupererai mes photos grâce à Jean-Philippe en rentrant.

 

Quant à la grenadine au pied du Granon, je vais y penser de plus en plus avec l'élévation de température. Déjà aujourd'hui je me précipite pour acheter des bouteilles d'eau fraiche d'un litre et demi: que sera-ce donc dans quelques temps ? En attendant je bois du thé, ce qui coupe bien la soif et m'aidera surement à moins en soufrir.

 

Cette nuit on a déjà eu très chaud et heureusement que la fatigue nous a bien aidés à nous endormir. Dans le bazar aussi il y a un joli courant d'air et en roulant tout ira mieux mais je sens que les arrêts en bords de route vont être réduits en durée.

Pierre-André

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno


Mardi 09 Mai 2006

Nouvelles de Zanjan

L'après-midi du dimanche 07 Mai, j'ai fait mes petites emplettes: si vous avez besoin d'un sandow 2 fois plus long que de coutume, ça se trouve dans la rue auprès de vendeurs du trottoir et si vous demandez à un marchand de vélo une fiole d'huile de vaseline pour graisser la chaine de votre vélo, il ressort de son magasin et vous adresse à... un marchamd ambulant sur le trottoir. Chacun son (petit ?) boulot.

J'ai aussi passé 2 heures sur internet pour envoyer des photos à Jean-Philippe: Hé oui, ça ne tourne pas très vite ici...

Le lundi 08 Mai au matin Patricia (qui "ne peut plus me supporter") et Christian partent de leur côté et moi, du mien (sans commentaires, donc).

Je roule donc maintenant avec Simon qui est parti d'Angleterre à vélo en octobre et qui s'arrête normalement à Téhéran, le but de son voyage (dans 3 ou 4 jours).

Après je descendrai probablement en train vers le sud pour visiter Ispahan et Yazd puis je repartirai en vélo de Téhéran vers la Caspienne et Mashad et le Turkménistan que je dois traverser début juin (entre le 02 Juin et le 06 Juin exactement).

Après un départ manqué pour cause de cable sorti de sa gaine sur le vélo de Simon et une réparation expresse à l'autre bout de la ville chez notre ami (vélociste rencontré l'avant-veille sur la route), nous ne pensions pas pouvoir rallier l'importante ville de Miyaneh distante de 170 kilomètres et nous pensions trouver quelque chose en route. Pour midi nous avons gouté à un abghust (ou dizi), un ragout de mouton servi dans un mazagran en terre dont on sauce d'abord le liquide avec du pain puis dont on écrase au pilon les légumes (pois-chiche, etc...) et les morceaux de viande et de gras. Délicieux effectivement !

Au début de l'averse de l'après-midi nous faisons demi-tour pour répondre aux sollicitations d'un faiencier qui connait bien le climat de son pays. Après 5 tasses et une demi-heure à l'abri mous reprenons la route là ou nous l'avions laissée pour aller à Garg Daraq où nous dit-il il y a un hôtel. Trouvant difficilement ce village qui est de l'autre cote de la rivière, on nous confirme qu'il n'y a rien ici mais que 8 kilomètres plus loin... A cet endroit il y a un restaurant mais pas de possibilité de logement: "Miyaneh, Miyaneh". Et c'est comme ca que l'on passe 2 ou 3 heures de plus parmi les camions de plus en plus nombreux sur une route de plus en plus sombre avec des zéros qui commencent à bien fatiguer et qu'on se retrouve à... Miyaneh vers 19 heures et quelques et qu'après avoir refusé l'hôtel "pour touristes" à 15 dollars la nuit nous nous retrouvons en ville entourés de la foule habituelle de curieux et de rabatteurs qui nous dirigent vers... l'hôtel pour touristes. Il nous faudra une heure pour dégoter le lit à 5 dollars qu'il nous fallait.

Au diner omelette (2 oeufs chacun) à la tomate et au "jambon" et une conversation philosophico-linguistique avec un ancien bien intéressant.

Ce matin du 9, nous avons quitté (après la même omelette que la veille au soir) Miyaneh assez tôt, vers 7 heures 45 pour rejoindre Zanjan à 130 kilometres environ: Simon était assez fatigué des efforts de la veille et ce n'est pas un cyclotouriste; il n'a fait du vélo qu'à l'occasion de ce voyage.

Les nuages se dissipent assez rapidement et on commence à faire des photos de la rivière que l'on suit mais en la remontant alors qu'on avait passé l'après-midi de la veille à en descendre une autre: heureusement car en faux-plat montant on n'aurait jamais pu faire les 170 kilomètres. On évite les tunnels en restant sur l'ancienne route qui existe toujours. Mais qui dit soleil dit anglais qui fatigue (c'est la chaleur qu'il ne supporte pas, lui). On s'arrête juste avant l'averse du milieu de journée au restaurant: poulet au safran et riz. On n'échappe cependant pas à la deuxième averse de quelques minutes et pas violente du tout. Et c'est le retour de la fatigue chez mon partenaire "qui n'a jamais été aussi fatigué de sa vie" (ce qui est normal dans son cas d'ailleurs vu son inexpérience du vélo au long cours). La circulation est beaucoup plus clairsemée que la veille et se dissipe encore un peu puisque sur les 50 derniers kilomètres la route est doublée d'une "freeway", comprenez "autoroute".

A 18 heures nous sommes au centre-ville de Zanjan (300 000 habitants) ou Simon visite 3 hôtels avant de choisir l'Amir Kabir ou nous avons mangé ce soir... du poulet au safran avec du riz (et un yaourt et une soupe de blé).

Depuis 2 jours on descend des montagnes et la température remonte de 14min-20max à Tabriz à 20min-30 max prévus cette semaine à Téhéran. Un avant-gout du soleil début juin dans le désert du Turkménistan ?

Demain itinéraire cool et donc court avec peut-être visite de Soltanieh. Faut voir après cette séance d'internet (avec une musique disco en italien!).

Pierre-André


Dimanche 07 Mai 2006

Nouvelles de Tabriz

Donc nous avons passé la frontière à 4 le 04 mai, l'effectif initial ayant été complété par Simon (sans Garfunkel) un jeune anglais de l'age de mon fils.

Descente tranquille sur Maku, ville universitaire à une trentaine de kilomètres de la frontière où nous avons passé l'après-midi, histoire de relacher les tensions diplomatiques.

J'ai pu marcher une petite demi-heure pour aller voir un beau balcon en fer forge vieux d'un petit siècle seulement mais joliment ouvrage puis je suis monté derrière le village sous la falaise en surplomb qui le domine.

Au passage les restes du porche d'une (peut-être ?) église arménienne et d'un fortin du XVIIème au bout d'une ruelle peuplée de son petit monde pittoresque d'échoppes, de mécanos et de coiffeurs.

L'Iran traditionnel comme dit le guide Lonely Planet dans une petite ville où les gens sont très décontractés et un peu plus nonchalants peut-être que les Turcs (bien qu'ils soient en principe largement azerbaidjanais par ici c'est-à-dire en fait un peu turc tout de même (bien que l'écriture et la langue ici soient persanes).

Hotel Alvand choisi d'après le guide: gentiment sympathique.

Commentaire sur l'accueil: il est toujours le même et donc on se précipite sur nous au moindre ralentissement de notre part ou même on nous arrête pour nous offrir le thé (et discuter car ils savent tous dire "where do you come from ?" (d'où venez-vous ?) et la réponse les intéresse beaucoup. Apparemment les Francais sont bien vus par les Iraniens (au moins par ceux à qui le mot "France" dit quelque chose).

Hier il a fallu même refuser la proposition d'un arrêt d'une demi-heure ("pas" nous disait-il) à un Iranien qui voulait parler francais (ils sont très peu nombreux à savoir le faire: aucun pour l'instant à part celui-là). C'est la deuxième fois que des jeunes femmes conduites - apparemment - par leur père, nous offrent des fruits par la portière de leur voiture en nous souhaitant la bienvenue en Iran. On pourrait très bien passer nos journées à boire du thé et à discuter mais on avancerait pas très vite...

Après un petit déjeuner pain, beurre, miel et fromage frais arrosé de thé nous sommes partis de Maku le 05 Mai vers 8 heures et avons voulu couper à travers la campagne mais rien a faire, les automobilistes de passage s'arrêtaient pour nous dire de retourner sur la grand'route. Dans un village un piéton a même sorti sa voiture pour nous guider à 15 à l'heure pendant 20 kilomètres pour nous ramener sur ladite. Il a finalement avoué qu'il était enseignant après avoir dans un premier temps pinaillé sur le questionnement au sujet de son métier.

Après une matinée de beau temps puis une heure de vent de face, nous avons eu droit à une bonne petite heure de pluie fine en fin de journée ce qui a donné l'occasion à un réparateur de vélo de Tabriz qui passait par là de nous offrir des fruits et des chips avant de nous laisser sa carte de visite.

Une famille qui nous suivait au pas pendant un moment s'est arrêté à l'entrée du village pour nous serrer la main et nous "montrer" à l'enfant chéri de 7 ou 8 ans qui n'en revenait pas de voir des extra-terrestres de si près.

Nous avons finalement atterri (après 125 km et 9 heures de route) à ce village signalé par les panneaux depuis 75 kilomètres mais qui se composait d'une vingtaine de maisons et d'aucun hôtel. On nous a conduit dans une "lokantasi" (restaurant à la mode turque) ou on nous a proposé une salle avec tapis pour dormir (un dortoir donc).

Le repas du soir et un copieux petit-déjeuner nous ont couté 3 Euros, le coucher étant gratuit.

Le 06 Mai nous avons relié Evoghlu à Tabriz, soit 136 kilomètres en 9 heures 30: sandwich (kebab) à Margand et beau temps qui commence (déjà ?) à devenir chaud. La 4 voies sur les 30 derniers kilomètres de la journée nous a vus ne pas résister à la tentation des arrêts: dégustation d'une pastèque à 4 au bord de route puis arrêt devant un boulanger qui faisait des grands pains plats triangulaires de 70 centimètres de haut et qui après être venu se faire photographier nous a demandé d'immortaliser ses employés pendant que son voisin de la maison de thé nous servait ledit thé sur les vélos (c'est comment au juste le paradis ?).

Nous sommes à l'hôtel Marshan pour 2 nuits (4,25 Euros par personne la nuitée) avec une journee de visite de Tabriz aujourd' hui: la sélection du guide comprend la mosquee bleue détruite au XVIIIème par un tremblement de terre (77000 morts dans la ville qui compte aujourd'hui plus d'un million de Tabrizis) et en cours de restauration depuis 50 ans (y a du boulot d'après ce que j'ai vu ce matin...), le Bazar (32 kilomètres de magasins: j'ai pas tout vu...) et d'autres choses à voir ou à observer dans les rues.

A midi je suis allé manger une truite frite au Modern Tabriz restaurant conseillé par le guide: 4,5 Euros avec un pot d'un litre de yaourt aussi liquide que délicieusement aigre et donc le grand luxe...

Pierre-André

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Le marché...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Repas de pastèques...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Préparation d'un khebab...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Paysage iranien...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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De gauche à droite: Simon (venu d'on ne sait où...), Christian et Patricia...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Tous à vélo ... Bon courage pour rattraper Christian et Patricia...

Photo: Pierre-André Sonzogno


Jeudi 04 Mai

Dernières nouvelles de Turquie... et premières d'Iran

Nous sommes passés ce matin Jeudi 04 Mai en Iran mais j'en termine auparavant avec la Turquie:

Le Mardi 02 Mai nous sommes partis d'Igdir pour monter au premier col le Pamuk Gedigi Gecidi à 1650 mètres d'altitude sur les flancs du Mont Ararat: 15 kilomètres très réguliers et bien pentus, une dernière fois dans ce pays. De bout en bout on pouvait admirer la neige du Mont Ararat malgré le temps assez couvert. Dans la descente sur Dogubayazit on constate que le deuxième col à 2300 mètres qui figure sur la carte est en dehors de l'itinéraire: toujours ça de plus en moins...

Au dernier village 4 enfants-bergers me barrent la route (comme souvent depuis quelques jours) et je finis par être obligé de m'arrêter.

Impossible de repartir: le plus agé (14 ans?) me réclame de l'argent ("money, money") et s'accroche à mes bagages pour m'empécher de filer bien que je sois ferme sur le refus du racket.

Une voiture arrivant à l'horizon je réussis à filer en faisant un maximum de scandale. La voiture s'arrête 500 mètres plus loin et ses passagers me proposent de m'embarquer.

Je refuse mais 2 kilométres plus loin devant le poste de la jandarma je suis attendu par l'armée turque, les gens de la Mercedes l'ayant avertie. On m'offre un siege au bord de la route puis un verre d'eau puis - il est midi - on m'emmène a la cantine où on me sert un plateau pendant qu'une automitrailleuse va chercher les 4 jeunes et que les infos remontent la voie hierarchique.

Finalement je prends le thé pendant 1 heure dans le bureau du commandant de la place: "ce n'est pas un Turc, c'est un Kurde". C'est vrai que l'armée est de plus en plus présente depuis quelques jours (surtout pour s'occuper des Kurdes et peut-être un peu aussi actuellement à cause de la montée de la tension internationale avec l'Iran).

Comme je refuse de porter plainte et d'aller au tribunal, le commandant demande au jeune de me "demander pardon" (le commandant parle un peu francais et dispose d'un dictionnaire de notre langue).

Comme quoi on peut être vite rattrapé par la politique même en vélo...

Le Mercredi 03 mai nous sommes restés à Dogubayazit, les calculs nous indiquant qu'il était trop tôt pour entrer en Iran: installés au camping Murat nous visitons le "Ishak Pacha Sarayi" (grenier à victuaille et bien joli serail d'un pacha du XVIIIème siècle).

Les lessives et autres échanges de devises nous occupent bien pour le reste de la journée.

C'est donc le moment du bilan du mois passé en Turquie: 1900 kilomètres de vélo soit près de 90 kilomètres par jour en moyenne en comptant les jours où on a roulé (dont au moins 2 sur la demi-journée seulement) où on a pu éviter la circulation et faire des routes montagneuses parfois un peu rudes mais, dans l'ensemble on s'en est vraiment bien sortis. De plus on a pu faire beaucoup de visites de sites historiques et ça n'était pas forcément si simple au départ. Grosse satisfaction donc malgré l'incident de dernière minute!

Aujourd'hui Jeudi 04 Mai nous avons fait tranquillement les 35 kilomètres jusqu'à la frontiere turco-iranienne toujours en longeant le Mont Ararat encore plus joli sous le soleil. Après une petite heure de formalité nous avons basculé de Gulbulak à Bazargan puis sommes descendus sur Maku ("bon exemple de petite ville iranienne traditionnelle" nous dit le guide Lonely Planet) où nous résidons ce soir histoire de se familiariser avec ce pays si étrange quand on a la télévision chez soi.

Les gens ont l'air très détendus et nous saluent du même mot ("hello") qu'en Turquie. La circulation est un peu moins chargée que jusqu'à maintenant. Bon départ même s'il n'est encore que très limité...

Pierre-André

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Premiers pas en Iran...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Premiers pas en Iran...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Premiers pas en Iran...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Le mont Ararat...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno

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Le Mont Ararat...

Photo: Pierre-André Sonzogno

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Photo: Pierre-André Sonzogno